Le projet

Bagalad a pour vocation de raconter les histoires liées aux sites du patrimoine. Nous nous intéressons à la dimension vivante des pierres et des arbres, aux femmes et hommes qui les regardent, les touchent, les imaginent. Afin de sensibiliser à la dimension émotionnelle du patrimoine, nous racontons les liens qui les lient les êtres aux patrimoines : les rencontres, souvenirs, émotions, inspirations ; les rôles, positifs ou négatifs, qu’ont joué ces lieux dans leurs vies. Prenant conscience de la richesse de ces liens, mais aussi de leur fragilité, méconnaissance, et caractère éphémère, nous sillonnons la France afin d’écouter ces histoires et de les transmettre à tous.

L’humain Les histoires orales

Le ‘patrimoine’ évoque spontanément la matérialité : la pierre, le bois, la terre. L’humain est souvent absent – voire, placé en opposition au patrimoine: dans les débats médiatiques liés aux zones de conflits, on oppose ‘sauver des vies’ à ‘sauver des pierres’. Bagalad souhaite remettre l’humain au cœur du patrimoine ; montrer qu’ils ne sont pas incompatibles – au contraire : si les édifices naissent de la main humaine, les humains se bâtissent aussi à leur contact. Un pont qui inspire, une église qui apaise, une grotte qui effraie, un moulin qui rassemble : ce sont ces interactions des êtres et des lieux que nous avons entrepris de raconter.

Le local Les lieux du patrimoine

Certaines voix dominent la construction d’un ‘savoir officiel’ du patrimoine. Voix expertes (guides, labels, Wikipedia) ou touristes (TripAdvisor), elles ont un point commun : ce sont des voix globales, extérieures et éloignées du lieu réel. Bagalad vise ainsi à restituer une échelle locale des savoirs, en racontant le patrimoine par celles et ceux qui vivent le site au quotidien : habitants locaux ou visiteurs réguliers, bénévoles, restaurateurs et gardiennes de musées. Convaincus de leur droit à la parole et du potentiel de leurs récits pour la compréhension d’un site, cette plateforme leur permet de raconter, eux-mêmes, leur patrimoine.

Derniers portraits

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    « Si je devais choisir entre le château et le jardin, je garderais le jardin. J’ai toujours aimé mettre les mains dans la terre, et je me sens plus jardinier que châtelain. Les deux ont en…
  • La colonne romaine de Cussy-la-Colonne, Côte-d’Or
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