La nature fait partie de notre patrimoine : c’est une chose qu’on hérite de la génération d’avant et qu’on transmettra à la génération future. Plus que jamais, la vision patrimoniale des espaces naturels doit inciter à les sauvegarder.

Natures brutes


Dans des temps perturbés comme ceux d’aujourd’hui, alors qu’on ignore ce demain promet et que tout semble sombre, les arbres et les monuments qui nous entourent depuis toujours, comme éternels, sont rassurants. Après six siècles, après la foudre, la guerre et la tempête, ce tilleul est toujours là, aussi fort et fleuri qu’hier.

Alison, Aubers (Nord)


La grotte de la Goule-aux-Fées

« Je passais souvent devant cette grotte, enfant. On marchait sur le sentier de côte avec ma grand-mère, l’hiver. Elle m’apprenait à reconnaître l’odeur des renards et la forme des terriers. La grotte surgissait, au détour d’une falaise. »

Le tilleul du Joncquoy

« Près de ses racines, une petite stèle de pierre indique qu’il aurait été planté au 15ème siècle. Il se tient là, depuis six siècles, dans le village de mes grands-parents. »

Le sentier des Douaniers

« Je l’ai vu sous le soleil, la pluie et la neige ; il offre toujours quelque chose à voir, à revoir ou à découvrir. Cette année, j’y suis allée lorsqu’il neigeait ; la blancheur confondait la côte et la mer. C’était insolite et magnifique. »

Jardins de ville


Ce poumon vert est cher aux habitants de la ville comme aux curistes, aux touristes et aux clermontois. Le Parc Fenestre est une place centrale, incontournable de La Bourboule, où l’on voit les enfants faire de grandes rondes autour des arbres centenaires et où l’on croise les curistes qui se promènent avec ce petit sac bleu qui caractérise les thermes.

Elodie, La Bourboule (Puy-de-Dôme)


Le jardin Darcy

« Souvent, je fais un détour pour traverser le jardin. Il y a de ces lieux pour lesquels on a un coup de cœur, et c’est pour moi un besoin instinctif : mes pas m’y guident, et regarder l’endroit me met du baume au cœur pour le reste de la journée. »

Le parc Fenestre

« Exceptionnel au sens paysager et botanique, on y trouve d’immenses sequoias et d’innombrables essences d’arbres. Entre les feuillages, on aperçoit les villas thermales de la Belle-Époque. »

Le parc de l’Arquebuse

« Si j’ai aimé le Jardin de l’Arquebuse par le vivant, sa beauté est qu’il joue sur d’autres registres : la flore, avec son arborétum, et l’astronomie, avec le planétarium. Cela lui forge une personnalité plurielle, de sorte que tous peuvent y puiser. »

Paysages sur l’eau


Ce qui saisit d’abord le regard, ce sont les ruines de l’ancienne filature en pierre, dont l’ancienne cheminée borde la rivière. Puis le paysage s’ouvre sur un chaos granitique. Des affleurements rocheux dépassent de l’eau et débordent de la rivière pour s’enfoncer dans les sous-bois, créant un paysage naturel émaillé de rochers. C’est boisé, minéral et aquatique, c’est vert, bleu et gris.

Fred, Le Tablier (Vendée)


Les hortillonnages d’Amiens

« On y observe, bien qu’on soit en ville, près de 120 espèces d’oiseaux ! Il y a des blongios nains, comme de petits hérons, extrêmement rares. Certains oiseaux viennent régulièrement ici. On s’y sent alors hors du monde »

Le chaos du Piquet

« Autour des rochers, le cours d’eau prend une forte pente et un haut débit ; ainsi, les moulins hydrauliques fleurirent le long de la rivière. Ce chaos est ainsi un lieu à la fois naturel et mémoriel. »

Le domaine de Chamarande

« J’ai emménagé ici juste avant le Covid, et je n’ai pas encore pu visiter l’intérieur du château ; alors ce sont surtout les jardins que je connais. Je les ai découverts à l’été, avec la floraison ; c’était magnifique. »

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